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06mai
Des marchés financiers stabilisés
Les USA ont créé moins d’emplois que prévu en avril 2016 mais les salaires ont augmenté, ce qui a stabilisé les actions US comme le dollar US, qui restent selon nous en position de monter beaucoup plus haut. Donc, nous restons longs actions US avec notre position de base inchangée et en totalité investis en dollars US.
Le support à 2045 / 2050 sur le S&P500 a encore tenu en clôture (les fluctuations intra day n’ayant qu’une importance secondaire), ce qui prouve qu’à chaque baisse les shorts se couvrent ou que de nouveaux longs entrent. N’écoutez pas les baissiers parce que, compte tenu de la structure hyper short du S&P500, il ne peut pas baisser fortement mais que monter!!!
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S&P500 trés-survendu. Rally vers 2110 imminent probable.
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Très positif pour l’économie US: le crédit à la consommation repart fortement:
La victoire de Trump sur ses adversaires républicains est haussière pour le dollar US et pour les actions US, parce que la Fed doit les faire monter tous les deux pour éviter qu’Hillary Clinton, la candidate du « système », risque de perdre la présidentielle de novembre.
Conclusion: nous restons long actions US et US Dollar, sans autre position.
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Le Wilshire 5000 (l’indice US composé du plus grand nombre d’actions) a effectué un double bottom, sa correction (normale après sa forte hausse depuis février 2016) semble proche de se terminer, il reste au dessus de sa ligne de baisse (en bleu) et son objectif est le retour à son sommet:
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04mai
Fausse cassure à la hausse sur les monnaies
Le dollar US/yen et le US Dollar Index n’ayant pas cassé leurs supports en clôture mais terminé au plus haut de la journée, nous n’avons pas changé en euros ou en CHF voire arbitré nos actifs en cash qui restent pour le moment investis en dollars US. A noter que l’euro/dollar US a clôturé en baisse par rapport à la veille (en dessous de 1,15).
Les actions US ont été sous pression du fait de la forte chute des actions européennes, nous ne changeons pas non plus nos positions longues sur les actions US parce que le support à 2045 / 2050 sur le S&P500 a encore tenu et qu’elles consolident.
Pas encore de couverture de notre position en cash dollars US.
Ce matin l’euro/dollar US a brièvement atteint 1,1616, mais nous n’avons pas pour autant couvert nos positions en cash dollars US. Nous attendons cet après midi pour aviser.
03mai
Des marchés financiers « politiques »
L’administration Obama et la Federal Reserve US, qui sont dans le camp d’Hillary Clinton et feront tout ce qu’elles peuvent pour la faire élire présidente des USA au détriment de Trump qu’elles exècrent, sont en train d’exercer le plus de pressions possibles sur leurs partenaires et adversaires internationaux pour les pousser à ranimer les économies japonaise, chinoise et européennes, autrement que par la dévaluation compétitive de leurs monnaies contre le dollar US, c’est-à-dire en prenant des mesures domestiques de stimulation via l’augmentation de leurs déficits publics supposées aider à à la reprise économique mondiale donc US.
Ce qui serait contre productif si cela était suivi étant donné que c’est l’augmentation des dettes privées et publiques qui entretient la déflation (« déflation par la dette » argumentée par Irving Fisher) au Japon et en Europe.
La Fed croit, par ailleurs, qu’un dollar US stabilisé sur ses bas niveaux actuels est le meilleur moyen de faire monter les actions US, ce qu’elle doit par ailleurs absolument organiser pour montrer aux Américains que sa politique et celle d’Obama sont couronnées de succès.
Faute de quoi, s’il y avait une nette chute du dollar US ou desdites actions US courant 2016, Trump aurait un argument supplémentaire dans sa conquête du pouvoir (raison pour laquelle il claironne que l’on aura un krach boursier cette année aux USA avant l’élection de novembre et qu’il remplacera les dirigeants actuels de la Fed qui ont mal géré le dollar US et le crédit s’il est élu).
D’où la coopération actuelle entre la Fed et la Banque de Chine pour soutenir le yuan chinois contre le dollar US, ce qui est aussi, selon la Fed, un bon moyen de stabiliser les marchés financiers chinois du fait de l’arrêt de la fuite des capitaux hors de Chine vers le reste du monde qu’une revalorisation du yuan entrainerait, donc de stabiliser les marchés d’actions des deux côtés de l’océan Pacifique tant en Chine qu’aux USA.
Cela n’est pas faux, mais ne règle pas la question de la surévaluation du yen japonais et de l’euro de nature à faire chuter les marchés d’actions japonais et européens et à aggraver la déflation/stagnation du Japon et de l’Europe, de telle sorte qu’aider la Chine au détriment du Japon et de l’Europe n’a pas de sens.
L’instauration des taux négatifs a constitué une funeste décision qui affecte la plupart des actifs financiers dont la juste évaluation est faussée, quant aux banques centrales il est temps qu’elles cessent de perturber inutilement les marchés financiers.
Tout cela plaide pour une hausse des actions US sans retournement important à la baisse au moins jusqu’au début novembre 2016 -qui ne sont plus qu’à 2,32% de leur plus haut historique dont la cassure à la hausse est probablement imminente- sur lesquelles nous gardons notre position longue de base, en dépit des diverses manipulations des shorts (Soros, Icahn et Cie) qui semblent avoir fait long feu.
Le Double bottom & Reversal vers 2045/2050 établi vendredi 29 avril sur le S&P500 a tenu:
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Mais ne plaide pas en principe pas pour une hausse du yen japonais et de l’euro (deux monnaies affectées par des taux négatifs) contre le dollar US (servant des taux positifs). Ce qui serait, si cela se poursuivait, du rarement vu dans l’histoire monétaire (le différentiel d’intérêts ayant toujours été déterminant en matière de fixation des parités de change), mais nous conduirait en cas de 2éme clôture, après celle de ce jour lundi 2 mai, au dessus de 1,15 sur l’euro/dollar ou bien de mouvement intra day au dessus de 1,16 / 1,17 à changer nos positions actuellement en US dollars cash en d’autres monnaies (euro, CHF) voire à les arbitrer.
Dernier commentaire de Clive Maund qui reste sceptique sur la possibilité de cassure à la baisse du support vers 92,50 / 93 sur le US dollar Index (qui est proche mais non encore réalisée):
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30avr.
Les banques centrales du Japon et européennes sont largement hors jeu, seule la Reserve Federal US dispose encore d’une marge de manœuvre!
On peut maintenant considérer que les banques centrales du Japon et européennes ont épuisé l’essentiel de leurs possibilités de sortir de la déflation, de ranimer vraiment leurs économies et de soutenir leurs marchés d’actions via leurs politiques monétaires ultra laxistes qui ont donc échoué. Reste la Federal Reserve US, dont il ne faut pas s’attendre à ce qu’elle monte son taux directeur avant décembre 2016, sauf emballement de la croissance US, qui est encore la seule à pouvoir agir via le lancement d’un nouveau Quantitative Easing ou via des « reverse repurchase agreements », ce qui est peu probable sauf baisse supplémentaire des actions US qu’elle ne peut pas se permettre de laisser se produire en période d’élections présidentielles US.
La baisse des marchés d’actions japonais et européens devrait donc se poursuivre.
Mais pas celle du marché des actions US qui, ces deux derniers jours, a subi un lessivage lui ayant fait perdre l’essentiel de ses gains du mois d’avril 2016 du fait de la sortie en panique de beaucoup de longs et des manipulations de certains shorts (Soros, Icahn, etc.) comme par hasard en fin de mois lorsque les investisseurs réduisent leurs positions et que le marché est le plus fragile…
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Global equity markets ended the week on a down note. Asian markets were mostly lower (although the Nikkei took the day off), and key European indexes were sharply lower, with the DAX and CAC 40 down 2.8% and 2.7% respectively. Our benchmark S&P 500 opened lower and sold off to twin intraday lows around 1.13% at midday and mid-afternoon. Some buying in the final hour trimmed the day’s loss to -0.51%. The index was dropped 1.26% for the week but finished the month with a fractional gain of 0.27%.
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Double Bottom & Upside Reversal:
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Une nouvelle baisse des actions US n’est pas notre scénario, principalement en raison de la croissance économique US qui reste positive et en raison de la faiblesse du dollar US (surtout contre le yen japonais) qui améliore les profits des entreprises exportatrices US.
Nous avons donc nettement réduit nos positions longues sur les ETF et les actions US mais conservé l’essentiel de nos actifs dans ce secteur. Tant que les plus bas de vendredi 29 avril tiendront sur les grands indices (soit le double bottom vers environ 2045/2050 sur le S&P500) nous resterons investis sans protection contre la baisse.
L’objectif du P&F de StockChart.com sur le S&P500 est 2189:
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Nous maintenons notre idée de découplage des marchés d’actions US par rapport aux autres au détriment de ces derniers du fait du découplage entre la croissance positive US et la croissance anémique de ces derniers.
L’indice américain ECRI est en progression: pas de récession en vue aux USA
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Today’s release of the publicly available data from ECRI (Economic Cycle Research Institute) puts its Weekly Leading Index (WLI) at 135.5, up 0.3 from the previous week. The company’s Weekly Leading Index annualized growth indicator (WLIg) is at 4.5, an increase of 1.0 from the previous week, and well off its interim low of -4.7 in January of last year. Year-over-year the indicator is now at 0.95%, up from 0.74% the previous week, and in positive territory for the fifth consecutive week.
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Le ratio S&P500 contre actions européennes est reparti à la hausse:
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Nous avons en revanche vendu toutes nos positions longues sur le pétrole et sur le cuivre (et les sociétés de ces secteurs) au plus haut dès l’ouverture vendredi 29 avril, sur lesquels nous avons fait des gains importants depuis mi-février, qui sont montés en liaison avec la faiblesse du dollar US mais qui semblent un peu en bout de course.
Nous resterons pour le moment sans aucune position sur les matières premières et les métaux, comme d’ailleurs sur les obligations d’Etat, pour nous concentrer sur les actions US seulement.
Quant aux monnaies, en dépit de la reprise de l’euro/dollar US au dessus de 1,1350, niveau auquel nous avions changé en dollars US les monnaies que nous détenions, nous restons investis en dollars US. Parce que la cassure du US Dollar Index à la baisse ou de l’euro à la hausse n’est pas encore intervenue (ce dernier a clôturé à 1,1451 alors que pour casser à la hausse il faudrait deux clôtures consécutives au dessus de 1,15), d’autant qu’il ne reste aux banques centrales du Japon et européennes plus que la possibilité d’intervenir sur les marchés des changes pour éviter une hausse supplémentaire de leurs monnaies très dommageable pour leurs économies, ce dont elles ne se priveront probablement pas.
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29avr.
Nouvelles manœuvres des shorts
Plusieurs investisseurs US importants comme George Soros ou Carl Icahn, qui sont apparemment shorts, essayent de provoquer le retournement à la baisse des actions US. C’est pour cela que le premier multiplie les déclarations catastrophistes sur l’économie chinoise et que le second a révélé hier un peu avant la clôture qu’il avait avait vendu toutes ses actions de Apple pour la même raison qu’il anticipe une rechute économico-financière de l’Empire du Milieu, d’où la baisse hier soir des indices boursiers US.
A noter que Soros et son collaborateur principal, qui se sont séparés sur fond de désaccord sur les positions prises par leur fonds et sur la situation chinoise, restent d’opinions opposées:
Le fait que la Banque du Japon (comme la BCE en dépit de sa rhétorique creuse) ait laissé pensé qu’elle ne pouvait pas aller plus loin dans son hyper laxisme monétaire n’aide pas les marchés en général.
Il n’y a pas lieu pour le moment de s’en inquiéter outre mesure pour les actions US d’autant que le prix du pétrole a clôturé à un nouveau plus haut et que le nombre de sociétés US en hausse au dessus de leur moyenne à 200 jours reste élevé (à 73%), ce qui est un signal haussier, en liaison avec certaines nouvelles positives, mais nous allons réduire ce jour par précaution quelques positions longues.
Que peuvent faire de plus les banques centrales du Japon et européennes?
Toute la hausse des marchés d’actions japonais et européens depuis 2009, et plus encore depuis 2012, jusqu’en 2015 (année à partir de laquelle ils se sont retournés à la baisse) n’a reposé que sur la sous-évaluation (la dévaluation « compétitive ») de leurs monnaies sciemment organisée par leurs banques centrales et leurs Quantitative Easings régulièrement augmentés, mais pas sur la croissance de ces économies qui sont restées en déflation/stagnation. A l’évidence, les banques centrales du Japon et européennes ne pouvant maintenant plus aller beaucoup plus loin dans leur hyper laxisme monétaire, leurs marchés d’actions ne peuvent plus monter.
A partir de 2015, c’est le marché des actions US (de longue date bien plus performant que les autres) qui a pris le relai et a commencé à s’apprécier par rapport aux marchés d’actions japonais et européens (ainsi que le montrent les deux ratios ci-dessous). Même l’accident temporaire de début 2016 de baisse des marchés d’actions un peu partout dans le monde (lié à l’effondrement du prix du pétrole, au krach boursier chinois et à dévaluation du yuan) n’a pas remis en question la tendance des actions US à sur-performer toutes les autres.
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Inévitablement, depuis 2015, le dollar US a alors commencé à se déprécier, d’abord légèrement, puis plus sensiblement à partir de 2016, par rapport aux monnaies japonaise et européennes qui sont remontées (le yen japonais surtout) par suite de l’épuisement des politiques de dévaluations compétitives desdites banques centrales et non pas pour leur valeur propre, en dépit du resserrement monétaire US qui, n’étant que mollement mené par la Federal Reserve US, n’a pas encore d’effet de soutien du dollar US, même si les taux à moyen et long termes US montent plus que les autres. D’ailleurs, l’évènement important cette semaine ce n’était pas la réunion de la Fed, qui a « courageusement » décidé de rien faire en matière de relèvement de son taux directeur, mais celui de la BOJ qui a renoncé à toute action supplémentaire de baisse de son taux déjà négatif ou d’accroissement de son QE déjà hypertrophié (kuroda a sonné le glas des « Abenomics »), d’où une nouvelle reprise du yen et une nouvelle chute du Nikkei.
A propos de la Fed, si elle ne fait rien le 15 juin lors de sa prochaine réunion (il n’y en aura pas en mai), elle ne pourra plus relever son taux directeur avant décembre 2016 pour cause d’élections présidentielles aux USA qui paralysera sa politique, ce qui devrait alors pousser les actions US (qu’il faut garder et renforcer) plus haut et les obligations d’Etat US (dont il faut sortir si l’on en a encore) plus bas.
Évidemment, le récent accord de Shanghai entre les banques centrales US et chinoise visant à éviter toute dévaluation supplémentaire du yuan chinois, jugée par les USA comme un évènement de nature à déstabiliser le monde entier, donc à maintenir un dollar US plutôt faible contre le yuan précité, même s’il est loin de constituer un nouvel accord du Plaza de 1985, ainsi que l’explique dans le scan ci-dessous le bon spécialiste de ces questions Gavyn Davies, a aussi pesé négativement sur le dollar US.
A terme cependant, l’afflux de capitaux internationaux allant s’investir dans les actions US devrait faire remonter le dollar US (contre l’euro surtout, compte tenu du chaos géopolitique et structurel affectant l’Union européenne), raison pour laquelle nous avons replacé tous les actifs détenus dans diverses monnaies de nos clients en dollars US un peu avant la récente cassure à baisse de l’euro/dollar US vers 1,1350, d’autant que nous avons besoin de dollars US pour acheter les divers ETF long pétrole, cuivre, actions US et accessoirement russes, sur lesquels nous sommes haussiers. Cours de 1,1350 sur lequel se trouve d’ailleurs encore actuellement l’euro/dollar US et qui constitue à notre avis un bon niveau pour SORTIR DÉFINITIVEMENT de l’euro.
Pour le moment, la reprise du yen et des monnaies européennes, catastrophique pour les économies du Japon et européennes en déflation/stagnation qui verront leur situation se dégrader plus encore du fait de la hausse par défaut de leurs devises qu’elles ne pourront pas tolérer très longtemps, d’autant qu’elle se double de la hausse du prix du pétrole et de certaines matières premières (favorisée par la faiblesse du dollar US), est positive pour les actions US et russes.
Nous avons ce jour, mettant à profit la correction de toutes les bourses provoquée par la très forte chute du Nikkei de cette nuit, renforcé nos postions longues actions US par l’achat du PFF (iShares S&P US Preferred Stock Index Fund NYSE), qui a cassé son plus haut historique, recommandé hier par Bill Gross, le gestionnaire de Janus, et par l’achat de plus d’USO (United States Oil Fund, LP NYSE). Nous restons sans aucune position sur les actions et/ou les obligations d’Etat japonaises, chinoises et européennes.
JPMorgan en est même à se demander si la BCE ne va pas devoir agir comme acheteur en dernier ressort des actions européennes après l’être devenu pour les obligations européennes…
Nous persistons à penser que l’UE et la zone euro n’ont pas d’avenir. Toutes les analyses raisonnables conduisent à penser que son explosion n’est plus très éloignée, raison pour laquelle détenir des euros n’a aucun sens!!! Notre conseil: sortir de la monnaie unique européenne au plus vite et vendre les actifs importants, y compris immobiliers, que l’on peur détenir en euros…
Lire l’excellent livre du jeune historien belge David Engels:
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A noter, enfin, que l’or après être monté en janvier et début février reste bloqué depuis deux mois et demi dans une zone étroite de congestion 1.200 / 1.280 USD parce que la vitesse de circulation de la monnaie aux USA et ailleurs reste au tapis, ce qui signifie qu’il n’y a toujours pas d’inflation, tout juste des « anticipations » d’inflation, donc rien de concret justifiant l’achat du métal jaune sur lequel nous restons sans position.
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Graphique datant du 15 avril 2016:
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27avr.
La hausse des actions US et du pétrole se poursuit
Comme prévu, la Federal Reserve tétanisée n’ose pas augmenter son taux directeur. Elle a tort puisque cela fait monter les taux d’intérêt à moyen et long termes et pose un risque obligataire international.
Comme prévu, aussi, les positions shorts sur les actions US restant à des niveaux records, lesdites actions ne peuvent pas en ce moment baisser tant que tout le short covering n’aura pas eu lieu. Même Zerohedge et tous les autres supposés gourous qui, depuis le début de l’année 2016, escomptent la chute de ce marché comment à réaliser qu’ils se trompent.
DOW STILL IN UPTREND… The daily bars in Chart below show the Dow Industrials having just exceeded its fourth quarter high. In addition, its 50-day average has crossed back over its 200-day line (blue circle) for the first time since December and by a wider margin. The Dow has come a long way since its February bottom, and may be due for some consolidation or a short-term pullback. The Dow’s recent upside breakout, however, suggests that its seven-year bull run still has further to go.
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Soros, qui est l’organisateur du krach du début d’année, toujours short actions US, actions chinoises et yuan, commence probablement à perdre une fortune et ses collaborateurs le quittent…
Tous ceux qui s’inquiètent des pertes de Apple et autres sociétés multinationales US High Tech ont tort. Elles ont bien suffisamment de fonds propres, en particulier placés offshore, pour absorber le choc, racheter massivement leurs propres actions et faire des acquisitions nouvelles.
Les actions US bénéficient de la baisse des obligations d’Etat US
Le graphique ci-dessous d’Oppenheimer montre que chaque fois que le pourcentage des actions composant le S&P500 dépassant leur moyenne mobile à 200 jours a atteint 65/70%, comme c’est actuellement le cas, il s’en est suivi une forte hausse desdites actions. La cassure à la hausse des plus hauts historiques des divers indices boursiers US n’est donc probablement qu’une question de jours plus que de semaines.
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« As an indication of broadening internal breadth, we think it’s a bullish sign that the percentage of NYSE stocks above their 200-day moving average has reached 65% and is nearing the 70% threshold that confirmed a continuation of long-term strength in 1995, 2003, 2009 and 2012,” writes Oppenheimer & Co.’s Ari Wald in a note that features the chart below. « This tends to characterize a continuation in trend, rather than a reversal, and is a main reason we still recommend buying cyclical stocks in anticipation for a breakout to new highs this year.”
Les taux d’intérêt à moyen et long termes US continuant de monter, par suite des anticipations inflationnistes et parce que la Federal Reserve n’osant pas relever son taux directeur est « behind the curve » (il semble d’ailleurs qu’elle ait décidé de faire faire son travail de resserrement monétaire par le marché lui-même), les investisseurs n’ont pas d’autre choix que de liquider les obligations d’État US et de se reporter à l’achat sur les actions US. Comme ces anticipations inflationnistes interviennent dans une situation de stagnation mondiale durable et de faible croissance US comme de relative stabilité du dollar US, il n’y a pas en ce moment d’alternative d’investissement à l’achat des actions US (et très secondairement des actions russes), indépendamment des deux matières premières économiques et industrielles principales à savoir le pétrole et le cuivre.
A noter que, en Europe aussi, les taux d’intérêt à moyen et long termes commencent à monter (ce qui atteste de la perte de crédibilité de la BCE) mais sans que cela bénéficie aux actions européennes, lesquelles sont plombées par le chaos géopolitique européen et la déflation qui continue de sévir en zone euro, la BCE étant impuissante à la traiter pour faire repartir un minimum d’inflation ou de croissance. Parce que l’enlisement européen est structurel. En raison de l’obsolescence de son modèle mercantiliste d’exportations à tout-va qui ne trouve plus suffisamment de débouchés dans un monde en stagnation durable, il n’y a pas d’autre voie que le retour aux marges de manœuvre des États-nations pour desserrer le carcan des politiques communes inadaptées décidées à Bruxelles loin des réalités locales empêchant toute relance par la demande et la consommation intérieure nationales. Le risque européen c’est l’explosion politique, sur fond de chômage massif, surtout si les politiciens persistent à ne pas comprendre que les peuples veulent retrouver leurs identité et souveraineté perdues.
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Nous recommandons la lecture de l’excellent livre de Marcel Gauchet
L’offensive d’Obama pour faire adopter en vitesse, avant qu’il termine son mandat, le traité de commerce transatlantique (dont les seuls bénéficiaires seraient les entreprises multinationales US) est un piège dans lequel les Européens ne doivent pas tomber, comme ses ingérences dans les choix politiques des mêmes Européens (en l’occurrence des Anglais à propos du Brexit) ou ses nouvelles pressions dans le conflit syrien, démontrent que les USA poursuivent leurs déstabilisations tous azimuts du monde entier de telle sorte qu’ils ne sont pas un partenaire crédible.
En économie tout est relatif. Alors tous ceux qui nous expliquent que les USA sont au bord de l’effondrement devraient considérer que les situations de l’Europe, du Japon et probablement pire encore de la Chine, sans parler de la plupart des pays émergents, bien plus dégradées, font a contrario des USA un ilot de prospérité (en particulier de chômage en diminution) même si les inégalités y ont explosé et si les Américains eux-mêmes expriment leur mécontentement en votant Bernie Sanders ou Donald Trump voire en ne votant pas du tout, leur protestation ne pouvant pas aboutir dans un système politique ploutocratique de république bananière verrouillé par la finance, ainsi qu’Hillary Clinton en administre la preuve en s’achetant la présidence du pays.
Le grand risque pour 2016/2017 ce n’est pas le krach des actions, qui a déjà eu lieu, c’est le krach obligataire, qui vient, avec la remontée concomitante des prix de certaines matières et des taux d’intérêt à moyen et long termes du fait d’anticipations inflationnistes que les banques centrales, pratiquant depuis trop longtemps des taux directeurs zéro ou négatifs et le Quantitative Easing forever, n’ont plus beaucoup de moyens de contrer, sauf à aggraver encore la situation.
Les obligations d’Etat, puisque basées sur de la dette publique exponentielle, ce sont des fausses créances; alors que les actions, basées sur la valeur des entreprises condamnées à réaliser des profits sauf à disparaitre, sont les seuls actifs solides, à la condition de ne pas acheter les actions d’entreprises qui présentent un risque de faillite, d’où l’intérêt de la gestion indicielle que nous pratiquons principalement via des ETF composés de très nombreux titres qui protège contre le risque précité.
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Ce qui est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles les banques centrales achètent de plus en plus d’actions…
L’Allemagne propose la retraite à 70 ans, pourquoi pas la supprimer et faire travailler les gens jusqu’à leur mort? Une belle avancée de l’UE en perspective.